Alexandre III de Macédoine (Alexandre le Grand)

Alexandre III de Macédoine (Alexandre le Grand)

20 juillet 356 av. J.-C., Pella, Macédoine - 11 juin 323 av. J.-C., Babylone, Mésopotamie

Étiquettes

Dirigeant Chef militaire Homme d'État Époque antique Strategist Grec

Alexandre III de Macédoine est né en 356 av. J.-C. à Pella, le siège royal de la Macédoine. Fils de Philippe II et d'Olympias, il fut instruit par Aristote, acquérant pour toute sa vie le goût des idéaux homériques et de la recherche intellectuelle. Jeune, il dompta célèbrement le cheval Bucéphale, signe précoce de courage, de lucidité et d'autorité.

Montant sur le trône en 336 av. J.-C. après l'assassinat de Philippe, Alexandre réprima les révoltes en Grèce — détruisant Thèbes pour dissuader toute résistance — et obtint son élection comme hégémon de la Ligue hellénique. En 334 av. J.-C., il franchit l'Hellespont, rendit hommage à Troie et entama la campagne qui allait renverser Darius III de Perse. Les victoires au Granicus et à Issos préparèrent le terrain pour une leçon magistrale de siège à Tyr (332 av. J.-C.), suivie de sa reconnaissance comme pharaon en Égypte, où il fonda Alexandrie.

Reprenant sa route vers l'est, Alexandre anéantit l'armée perse à Gaugamèle (331 av. J.-C.), puis s'empara de Babylone, de Suse et de Persépolis — cette dernière partiellement incendiée lors d'un épisode longtemps débattu par les historiens. Il adopta des titres à travers le Proche-Orient tout en s'efforçant de stabiliser l'administration, de sécuriser les trésors et de récompenser la loyauté au sein d'un état-major de plus en plus diversifié.

Sa marche se poursuivit en Baktrie et en Sogdiane, où la résistance en guérilla provoqua des campagnes difficiles et des expérimentations administratives. Il épousa Roxane (Roxane souvent francisé en Roxane ou Roxane/Roxana selon les sources), promut une politique controversée de « fusion » culturelle et introduisit la proskynèse, ce qui aliéna certains dirigeants macédoniens. En 326 av. J.-C., il vainquit Porus au Hydaspes, mais à l'Hyphasis son armée refusa d'aller plus loin ; le retour harassant à travers le désert de la Gedrosie coûta de nombreuses vies, et Bucéphale fut perdu en chemin.

À Babylone, en 323 av. J.-C., alors qu'il nourrissait de grands projets pour de nouvelles cités, des expéditions navales et la consolidation impériale, Alexandre mourut après une maladie soudaine, âgé de trente-deux ans. L'empire se fractura entre les diadoques, donnant naissance aux royaumes hellénistiques des Ptolémées, des Séleucides et des Antigonides. Pourtant ses fondations — cités, monnaies, routes commerciales et diffusion de la langue et du savoir grecs — remodelèrent le bassin méditerranéen et le Proche-Orient pendant des siècles.

Héritage et importance

  • Il renversa l'Empire achéménide et redessina la carte politique de la mer Égée à l'Indus.
  • Il fonda des cités — la plus célèbre étant Alexandrie — qui devinrent des centres de commerce, de savoir et d'échanges culturels.
  • Il forgea le monde hellénistique, diffusant la langue et les idées grecques au sein des institutions proche-orientales.
  • Il démontra l'art du maniement des forces combinées, la logistique rapide et un génie du siège à une échelle inégalée.