Erich von Falkenhayn

Erich von Falkenhayn

11 septembre 1861, Burg Belchau, Royaume de Prusse - 8 avril 1922, Potsdam, Allemagne
Gratuit, sans compte.
“J'ai choisi Verdun non pas pour prendre une ville, mais pour contraindre la France à la défendre — et j'ai été renvoyé pour l'arithmétique qui en a résulté.”

J'ai été formé dans l'armée prussienne — habitudes simples, devoir exact. Le service colonial et un poste de conseiller militaire en Chine m'ont appris que l'approvisionnement et l'endurance décident des campagnes. En 1913 je devins ministre de la Guerre de Prusse ; après la Marne, le 14 septembre 1914, le Kaiser me plaça à la tête de l'état‑major général.

Confronté à une guerre sur deux fronts, je jugeai illusoires des victoires d'anéantissement au prix acceptable. Je privilégiais des objectifs limités : contenir la Russie, frapper les opportunités à l'Ouest, n'employer obus et hommes que là où l'arithmétique nous était favorable.

En décembre 1915 j'exposai un plan dans un mémorandum de Noël : choisir un lieu que les Français doivent défendre, les contraindre à venir, et les briser par l'artillerie. Je le nommai Opération Gericht — « jugement ». Verdun fixa leurs réserves et, comme j'écrivais alors, devait « saigner l'armée française à blanc ». Elle ne rendit pas la décision ; elle rendit des tombes. Le 29 août 1916 j'ai été limogé ; Hindenburg et Ludendorff prirent le commandement.

Je restai soldat. À la tête de la 9e Armée, aux côtés de Mackensen, nous vainquîmes la Roumanie et entrâmes à Bucarest le 6 décembre 1916. En 1917 je commandai sous pavillon ottoman en Syrie–Palestine, réorganisant les défenses avant les percées britanniques ; plus tard je retournai sur le front de l'Est. Après la guerre, je publiai mon récit, Die Oberste Heeresleitung 1914–1916, afin que mes raisonnements, et leurs coûts, restent consignés.

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