John J. Pershing

John J. Pershing

13 septembre 1860, Laclede, Missouri, États-Unis - 15 juillet 1948, Washington (D.C.), États-Unis
Gratuit, sans compte.
“On m'appelait « Black Jack » parce que j'avais servi auprès de troupes noires ; en Europe j'ai commandé une armée ségréguée et refusé de la dissoudre dans les forces alliées.”

Je suis passé des prairies du Missouri à West Point et j'ai appris que la fermeté sous le feu commence par la fermeté aux exercices. Avec le 10e de cavalerie à Cuba puis aux Philippines, j'ai vu ce que des soldats disciplinés peuvent accomplir quand le plan est bon et la logistique honnête. On m'appelait « Black Jack » pour avoir servi auprès de ces cavaliers. Theodore Roosevelt me promut du grade de capitaine à celui de brigadier général en 1906 ; cette promotion souleva des interrogations, mais les avancements importent moins que les résultats.

Au Mexique en 1916, poursuivant Villa, je déplaçai des colonnes à travers désert et sierras, employant camions, avions et téléphones de campagne, et apprenant leurs limites. Quand l'Amérique entra dans la guerre européenne, je transposai ces leçons et bâtis une armée : cantonnements au pays, un Service d'approvisionnement en France, écoles d'état‑major, calendriers de la mer au front. Nos alliés demandèrent des brigades américaines pour combler leurs unités ; j'insistai pour que nos hommes combattent ensemble sous nos propres couleurs. À Saint‑Mihiel nous avons pincé un saillant ; dans la Meuse‑Argonne nous avons percé la boue, les fils de fer et le brouillard jusqu'à ce que la ligne cède.

En 1915, un incendie au Presidio emporta ma femme et mes trois filles. Je gardai ma réserve et restai à mon poste. Après l'Armistice, on me nomma General of the Armies puis chef d'état‑major. Par l'American Battle Monuments Commission, j'ai fixé la manière dont nous honorons nos morts. J'ai rédigé mon récit pour que les faits soient clairs. L'Armée que je laissai mettait l'accent sur la préparation, le travail d'état‑major et les corps d'armes combinés, parce qu'elle avait vu ce que coûte leur absence.

What I Leave Behind

  • J'ai organisé les Services d'approvisionnement des Forces expéditionnaires américaines (AEF), ainsi que les ports et les réseaux ferroviaires pour soutenir deux millions d'hommes.
  • J'ai refusé l'amalgamation demandée par les Alliés ; les Américains ont combattu sous commandement américain à Saint‑Mihiel et dans la Meuse‑Argonne.
  • J'ai dirigé l'expédition punitive de 1916, initiant l'usage du transport motorisé, de l'aviation et des communications de campagne à travers le Mexique.
  • J'ai supervisé les camps d'entraînement, les écoles d'état‑major et le système de renforts pour maintenir les divisions en France.
  • J'ai assuré un souvenir durable par l'intermédiaire de l'American Battle Monuments Commission, grâce aux cimetières et aux mémoriaux à l'étranger.

Personnages liés

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Chef militaire Écrivain Époque moderne Strategist Français

J'ai signé l'armistice à Compiègne — et j'ai ensuite averti que Versailles n'était qu'un armistice de vingt ans.

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Albert Ier de Belgique
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Dirigeant Chef militaire Homme d'État Époque moderne Belge

Je suis resté alors qu'on m'exhortait à embarquer, et j'ai laissé inonder des terres belges pour que le pays ne soit pas pris.

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David Lloyd George
David Lloyd George
Homme d'État Écrivain Époque moderne Britannique

J'ai humilié la Chambre des Lords et déjoué des généraux, et pourtant j'ai serré la main d'Hitler en 1936.

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Pour arrêter une déroute, j'ai raccourci la carte et allongé la ration de pain.

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