Publius Cornelius Scipion l'Africain
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Je suis Publius Cornelius Scipion l'Africain, né dans la famille patricienne des Cornelii Scipiones à la fin du IIIe siècle av. J.-C.. Jeune homme, je me précipitai pour secourir mon père au Ticinus en 218 av. J.-C., et quand le malheur frappa notre famille en Espagne, j'acceptai le commandement là-bas à un âge où la plupart des Romains n'étaient encore que subordonnés. La fortune sourit à la préparation : à New Carthage en 209 av. J.-C., je frappai rapidement, escaladai les murailles côté lagune et pris la base carthaginoise qui assurait leur domination en Ibérie.
S'ensuivirent les campagnes de Baecula (208 av. J.-C.) et d'Ilipa (206 av. J.-C.), où une reconnaissance minutieuse, des déploiements trompeurs et un entraînement sans relâche brisèrent l'emprise de Carthage sur l'Espagne. Élevé au consulat en 205 av. J.-C., je surmontai une forte opposition au Sénat pour porter la guerre en Afrique, convaincu que seule la menace directe contre Carthage elle‑même pouvait nous obliger à mettre un terme décisif au conflit.
En Afrique, je nouai une alliance avec Masinissa de Numidie, renversai des rois favorables à Carthage et anéantis des armées ennemies aux Great Plains (203 av. J.-C.). Carthage rappela son plus illustre fils, Hannibal, et à Zama en 202 av. J.-C. j'ordonnai la disposition des manipules et des cavaleries pour réduire l'efficacité de ses éléphants, immobiliser son infanterie et frapper en profondeur avec la cavalerie romaine et numide. La victoire mit fin à la Deuxième Guerre punique ; Rome me décerna l'agnomen Africanus.
En tant que magistrat et conseiller, j'ai prôné la modération en temps de paix et la discipline dans la victoire. J'ai encouragé un entraînement rigoureux, des formations flexibles et l'utilisation intelligente de la reconnaissance — des habitudes d'esprit autant que d'armes. Philhellène de goût, j'admirais les lettres et la culture grecques, mais je soutenais que la vertu romaine — gravitas et fides — devait gouverner la conduite tant en temps de guerre qu'en temps de paix.
Dans mes dernières années, l'inimitié politique s'est élevée contre moi. Accusé à propos des comptes des campagnes orientales, je rappelai au peuple le souvenir de Zama et me retirai de la vie publique à Liternum, où je choisis d'être enterré loin d'une cité ingrate. Mon nom perdure non pour l'audace seule mais pour une résolution mesurée, la clémence envers les vaincus et la conviction que l'entraînement, le moral et le commandement décident des batailles avant même qu'elles ne soient livrées.
- A transformé la posture stratégique de Rome par la capture de New Carthage et l'expulsion de Carthage d'Ibérie.
- A forgé l'alliance cruciale avec Masinissa, décisive pour la victoire en Afrique.
- A vaincu Hannibal à Zama, mettant ainsi fin à la Deuxième Guerre punique en faveur de Rome.
- A fait progresser l'entraînement militaire romain, la reconnaissance et la flexibilité tactique.