William III d'Orange

William III d'Orange

4 novembre 1650, La Haye, République des Provinces-Unies - 8 mars 1702, Londres, Angleterre
Gratuit, sans compte.
“J'ai noyé mes terres pour sauver ma république, puis j'ai traversé la mer pour porter une couronne qui limita mon propre pouvoir.”

Je suis né à La Haye en 1650, fils posthume élevé sous la sévère lumière de la discipline calviniste et à l'ombre encore plus austère des factions néerlandaises. Dès l'enfance j'ai appris à peser mes paroles, à compter les ressources et à ignorer la flatterie. L'Europe était un échiquier peuplé de pièces plus grosses; la République ne survivait pas par le bruit, mais par la précision.

Quand Louis XIV frappa lors du Rampjaar de 1672, le débat prit fin. Les États me nommèrent stathouder et capitaine‑général; je répondis par l'eau et la terre. Nous ouvrîmes les vannes, inondâmes nos propres terres et gagnâmes ainsi le temps nécessaire pour rallier des alliés. En 1677 j'épousai Marie, fille du duc d'York. Ce pacte discret allait plus tard lier la prudence hollandaise à la puissance anglaise.

Les grands d'Angleterre — les « Sept Immortels » — m'appelèrent contre le règne jugé trop catholique de Jacques II. Je débarquai en novembre 1688 à la tête d'une armée disciplinée. Jacques prit la fuite; la Convention offrit la couronne à Marie et à moi. Nous l'acceptâmes accompagnée de la Déclaration des droits, qui rognait la prérogative royale et reconnaissait la suprématie du Parlement. La Toleration Act suivit, imparfaite mais réelle pour les dissidents protestants.

Mon règne fut consacré à tenir la ligne contre Louis XIV et à maintenir une coalition. Je dirigeai la Grande Alliance pendant la guerre de Neuf Ans jusqu'à la paix de Ryswick en 1697. Chez nous, nous rendîmes la guerre finançable par des moyens réguliers — la Banque d'Angleterre en 1694, une dette publique fiable, une fiscalité régulière. L'Acte de Settlement de 1701 assura une succession protestante. En 1702, à la suite d'une chute à cheval à Londres, je ne me remis pas.

What I Leave Behind

  • J'ai ordonné des inondations stratégiques en 1672 pour arrêter l'avance de Louis XIV dans le cœur des Provinces‑Unies.
  • J'ai accepté la couronne d'Angleterre en 1689 avec la Déclaration des droits, qui limita la prérogative royale.
  • J'ai vaincu les forces jacobites à la Boyne en 1690 et conclu le traité de Limerick en 1691.
  • J'ai soutenu la fondation de la Banque d'Angleterre en 1694 pour financer la guerre prolongée de la coalition.
  • J'ai assuré la succession protestante par l'Acte de Settlement (1701).

Personnages liés

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Scientifique Époque moderne Britannique

Je liai les planètes par le nombre, mais j'employai plus d'encre à la prophétie et à l'alchimie, et contribuai à envoyer des faussaires à la potence.

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George Washington
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Chef militaire Homme d'État Époque moderne Américain

J'ai renoncé au pouvoir avant que l'on puisse me poser une couronne, pourtant j'ai maintenu des hommes en servitude à Mount Vernon.

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Dirigeant Chef militaire Homme d'État Époque moderne Allemand Roumain

J'ai lié la Roumanie aux Puissances centrales en secret, remporté l'indépendance à Plevna et accepté la neutralité à la fin — demandez comment un Prussien est devenu le roi prudent de la Roumanie.

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Albert Ier de Belgique
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Dirigeant Chef militaire Homme d'État Époque moderne Belge

Je suis resté alors qu'on m'exhortait à embarquer, et j'ai laissé inonder des terres belges pour que le pays ne soit pas pris.

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