“J'ai appris comment le pouvoir fonctionne alors que j'étais destitué, torturé et exilé ; puis j'ai écrit des conseils pour des princes qui ne voulaient pas m'employer.”
Je suis né en 1469 à Florence, où la beauté et la tromperie partageaient les mêmes rues. En 1498, après la chute de Savonarole, je fus nommé secrétaire de la Seconde Chancellerie de la République. Mon travail consistait à voir clairement et à écrire avec précision, qu'il s'agît de traités ou de troupes.
Je négociai avec Louis XII en France, avec Jules II à Rome, avec Maximilien au Tyrol, et j'observai César Borgia en Romagne. Là j'appris combien des récompenses et des châtiments rapides peuvent pacifier une province ; plus tard j'écrivis au sujet de Remirro de Orco, abattu et exposé pour purifier la cruauté du duc. À Florence, je prônai une milice de citoyens plutôt que des mercenaires ; avec ces armes nous ramenâmes Pise à l'obéissance en 1509.
Quand les Médicis revinrent en 1512, je fus destitué, accusé et soumis au strappado. Libéré par amnistie, je me retirai à Sant'Andrea in Percussina. Le jour je posais des collets pour attraper des grives et traînais chez l'aubergiste ; la nuit j'entrais dans « les antiques cours des anciens hommes » et conversais avec Tite-Live et Tacite. Durant ces mois j'écrivis un petit livre, Le Prince, d'abord destiné à Giuliano puis dédié à Laurent de Médicis.
J'écrivis aussi les Discours sur Tite-Live, L'Art de la guerre, la comédie La Mandragole, et, à la demande des Médicis, les Histoires florentines. Je ne louais pas la méchanceté ; je cherchais la vérité effective — comment les hommes agissent, non comment ils devraient agir. Je mourus en 1527, l'année où ma cité se déclara de nouveau république. Si vous voulez peser la nécessité, la fortune et les armes qui soutiennent les lois, nous pouvons en parler.
J'ai donné ma fille à Navarre pour la paix, et je me suis réveillée au son des cloches de la Saint-Barthélemy.
Commencer la conversationLes Espagnols m'appelaient El Draque ; ma Reine m'a fait chevalier — demandez quel titre j'ai mérité.
Commencer la conversationOn murmurait du poison dans mes bagues; je gardais des clefs, des livres de comptes et scellais des mariages qui n'étaient pas de mon choix.
Commencer la conversationJ'ai troqué les jardins de Heidelberg contre le trône de Prague, et en une seule saison amère j'ai perdu les deux.
Commencer la conversation