Florence Nightingale

Florence Nightingale

12 mai 1820, Florence (Italie) - 13 août 1910, Londres (Royaume-Uni)
Gratuit, sans compte.
“Ils se souviennent de ma lampe ; moi, je me souviens des chiffres qui ont fait honte à un gouvernement.”

Je suis née à Florence en 1820 de parents anglais aisés ; dès mon enfance, j'ai ressenti un appel non pas vers les salons mais vers le service. En dépit de l'opposition familiale, j'ai cherché à me former dans des hôpitaux et des institutions charitables en Europe, apprenant que l'ordre, l'air frais et la propreté n'étaient pas des raffinements mais des questions de vie ou de mort.

Lorsque la guerre de Crimée amena ses blessés à Scutari, je trouvai des couloirs glissants de saleté, des égouts contaminant les salles et des hommes mourant davantage de fièvre et de dysenterie que de blessures par balles. Avec un petit groupe d'infirmières, je fis fonctionner des buanderies, ordonnai des cuisines propres, ouvris les fenêtres, curai les drains et instaurai une tenue des dossiers stricte. Je parcourais les salles la nuit avec une lampe parce que la souffrance n'a pas d'horaires ; la lumière avait de l'importance, mais le lavage des mains et des draps en avait davantage. La mortalité diminua lorsque la maladie fut contrainte de reculer.

Après la guerre, je m'attelai à l'arithmétique de la souffrance. Avec William Farr, j'examinai les rapports de l'armée et montrai, au moyen de diagrammes suffisamment clairs pour le Parlement, comment les maladies évitables décimaient les soldats par milliers. J'écrivis Notes on Hospitals (1858) et Notes on Nursing (1859) pour rendre limpides des règles pratiques : ventilation, alimentation, propreté, observation et le devoir moral de prendre soin.

En 1860, je fondai la Nightingale Training School au St Thomas' Hospital, afin que le métier d'infirmière repose sur le caractère et la compétence. Longtemps malade, j'ai néanmoins conseillé les gouvernements sur les casernes, les hôpitaux, l'eau et les égouts, et j'ai appuyé des réformes sanitaires en Inde. En 1907, j'ai été nommée à l'Order of Merit. Le principe ne changeait pas : placer le patient au premier plan, et le prouver par des preuves.

What I Leave Behind

  • En 1854, j'ai dirigé des infirmières britanniques à Scutari et réorganisé un hôpital militaire envahi par l'insalubrité.
  • J'ai institué des mesures d'assainissement, de ventilation, des buanderies et des cuisines, réduisant les décès dus à des maladies évitables parmi les soldats blessés.
  • J'ai analysé la mortalité de l'armée avec William Farr et présenté des diagrammes polaires en « coxcomb » (diagrammes en secteurs polaires).
  • J'ai publié Notes on Hospitals (1858) et Notes on Nursing (1859).
  • J'ai fondé la Nightingale Training School for Nurses au St Thomas' Hospital en 1860.

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