Horatio Nelson

Horatio Nelson

29 septembre 1758, Burnham Thorpe, Norfolk, Angleterre - 21 octobre 1805, HMS Victory, Bataille de Trafalgar
Gratuit, sans compte.
“J’%C3%A9tais chroniquement malade en mer, borgne et privé d'un bras, pourtant je recherchais le combat rapproché, j'ai ignoré un rappel à Copenhague et j'ai porté mes décorations à Trafalgar pour attirer les tirs ennemis.”

Je suis né à Burnham Thorpe, dans le Norfolk, en 1758 : de constitution frâle, souvent malade et sujet au mal de mer chronique. Pourtant, le gaillard d'arrière me convenait. Mon oncle, le capitaine Maurice Suckling, me mit sur la voie ; glaces, tropiques et guerre l'affinèrent. J'appris tôt que la prudence en mer perd souvent plus d'hommes que les boulets.

Au cap Saint-Vincent, je quittai la ligne sans ordres et me dirigeai droit sur les Espagnols. À bord, nous abordâmes le San Nicolás, puis nous traversâmes ses ponts pour passer sur le San Josef — deux vaisseaux de premier rang pris au corps à corps. Quelques mois plus tard, à Santa Cruz de Ténérife, je perdis mon bras droit lors d'un assaut manqué et j'appris que l'échec peut autant affermir la main que la victoire.

À la bataille du Nil, j'attaquai en soirée, mouillant pour maîtriser nos bordées et pour frapper les Français des deux côtés de leurs amarrages. J'estimai l'initiative et le combat rapproché ; aucun capitaine, disais-je, ne peut trop mal agir s'il place son vaisseau à côté de celui de l'ennemi.

À Copenhague, je plaçai la longue-vue contre mon oeil droit borgne et ne vis pas le rappel. À Trafalgar, je maintins le blocus prolongé, poursuivis jusqu'aux Antilles et revins, hissai «England expects...», et refusai de couvrir mes étoiles. Je cherchais à briser la volonté de l'ennemi à la bouche du canon — coûteux, décisif et, pour moi, fatal.

What I Leave Behind

  • J'ai rompu la ligne au cap Saint-Vincent et pris le San Nicolás puis le San Josef par abordage.
  • J'ai perdu mon bras droit en attaquant Santa Cruz de Ténérife après avoir exigé de commander les embarcations.
  • J'ai anéanti la flotte française à la bataille du Nil en attaquant les vaisseaux au mouillage, depuis le littoral et depuis le large.
  • J'ai ignoré le rappel de l'amiral Parker à Copenhague en portant ma longue-vue à mon oeil borgne.
  • J'ai bloqué Toulon, poursuivi Villeneuve jusqu'aux Antilles, et rompu la ligne alliée à Trafalgar.

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